Solete ☼

14 mai 2014

Coccinelle sur menthe fraîche

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25 avril 2014

Avoir peur de ses sentiments/émotions

Je me rends compte que je n'écris plus ici ou que j'ai peu écrit par peur. Peur de mes sentiments, peur de mes émotions, peur des réactions, peu d'être lue par des gens que je ne veux pas inviter par ici. Et je me rends compte, par voie de conséquence, que j'agis dans de nombreux autres aspects de ma vie en fonction de mes peurs et non de mes envies.

C'est dommage, je trouve. Je passe certainement à côté de nombreuses expériences agréables.

Pourtant, ce lieu me permettrait de démêler les écheveaux de mon intérieur. Je me rends compte aussi dernièrement que c'est parfois en s'exprimant que l'on comprend, même des choses qui peuvent sembler dérisoires ou anodines.

Je vois aussi combien les autres blogs m'aident, m'apportent des idées nouvelles ou libératrices.

 

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23 mai 2012

Moments célestiaux

Il existe de ces moments que je qualifierais de « célestiaux » où l’on trouve la position exacte pour lire dans notre lit, où le livre que l’on commence à lire nous émerveille. Bien emmitoufflée sous les couvertures, juste le visage à l’air, alors que l’on sait qu’il fait froid dans la maison, les mots nous ravissent.

Les petits plaisirs de la vie décrits par chapitre. Le couteau de notre grand-père que l’on visualise parfaitement au fil des mots, l’intérieur humide des cosses de petits pois, la joie du gâteau que l’on va chercher le dimanche.

On sourit, sous les couvertures, toujours émerveillée par l’habileté qu’ont certaines personnes d’observer ces détails du quotidien et de les décrire avec justesse.

Emerveillée, aussi, de voir que l’on n’est pas seule sur terre à partager ces plaisirs, mais que moi, lectrice, je ne me rendais pas compte qu’ils étaient des plaisirs, ni même qu’ils étaient ancrés dans ma mémoire.

Ces souvenirs sont pourtant si vieux. Des vacances d’enfance à la ferme où, comme le décrit P. Delerme, mon grand-père prenait lui aussi son café dans un verre. Se rendre compte que tous ces éléments, qui nous semblaient alors d’une banalité ennuyeuse, sont uniques, d’un contexte et d’une époque peut-être révolue.

Refermer le livre, caresser la couverture et se sentir toujours aussi bien. Moment célestial. Etendre les minutes pour que ce moment ne s’arrête jamais, mais finalement à tellement le forcer, il s’achève seul.

Alors écouter Jean Sebastien Bach, ce morceau joué par Yoyoma et découvert sur le blog de la fille de Tous les jours dimanche, et remercier ces personnes d’avoir partagé un bout de leur vie sur Internet. Cette musique me transporte et sans elle(s) je ne l’aurais peut-être jamais connu.

 

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22 janvier 2012

Du partage

Comme partout ailleurs, dans le bâtiment où je vis, certains vous disent bonjour lorsque vous les croisez, d'autres pas, certains vous aident en cas de petits problèmes, d'autres vous ignorent.

Mais ce que j'aime avant tout, c'est qu'à presque tous les étages, sur le rebord des fenêtres, des voisins laissent des livres, des magasines déjà lus où même des vêtements dont ils ne veulent plus, des sacs à mains. La dernière fois, une personne avait même laissé des produits de beauté (de marque apparemment) déjà utilisés ! J'ai donc récupéré du vernis à ongles gris souris et rouge, que je n'aurais moi-même jamais achetés et que j'aime à porter ces jours-ci !

Cette idée de partager au lieu de garder, d'accumuler ou même de jeter me plaît beaucoup.

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(Les trois livres que que j'ai laissés et les produits de beauté gentiment déposés par une voisine-inconnue)

 

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21 octobre 2011

Journée pourrie ?

Hier, j'ai côtoyé deux caractéristiques opposées de l'humanité.

La première personne m'a fait des reproches, que j'ai ressenties comme une humiliation, comme une injustice. Ses mots étaient trop réprobateurs et humiliants.

La deuxième est l'homme de ménage du bureau. Au moment de partir, il pleuvait à verse. Comme d'hab, je n'avais pas de parapluie. Il était tout désolé de me voir partir comme ça, bien plus que moi en fait. Je lui ai dit que j'allais prendre le bus, qu'il n'y avait aucun problème. Mais il a arrêté tout ce qu'il était en train de faire, est remonté à l'étage et m'a donné un parapluie.

Finalement, j'ai pu rentrer à pied et évacuer la tension accumulée. Je l'ai remercié cent mille fois par les pensées.

Alors, en marchant, je ruminais les critiques, me disais qu'elles me permettaient aussi de me jurer de ne jamais me comporter de la sorte avec quelqu'un, du moins y essayer et de m'en excuser si cela se produisait. Mais je me rappelais aussi qu'une autre personne avait fait preuve de beaucoup de sensibilité, et qu'au-delà du simple côté pratique de l'objet donné, son geste m'avait réconforté.

J'ai donc essayé de retenir ce beau geste et me dire que cette journée n'avait pas été aussi ratée que cela.

 

 

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14 septembre 2011

Par où commencer ?

Des idées de billets j'en ai eu plein la tête, mais trop de choses avaient lieu pour avoir le temps de les poser. D'abord, nous avons eu des visiteurs du 15 juillet jusqu'au 10 septembre de façon non-stop, et quand je dis non-stop c'est pour de vrai (genre ramener à l'aéroport des amis à 14h et venir chercher de la famille à 16h). Voilà, ça a été comme ça tout l'été. La maison a été "occupée" par des Suisses, Russes, Finlandais et Français.

Ma nièce de 17 ans est venue un mois. Des idées de billets, oui, j'en ai eu, lorsque moi aussi je retrouvais mes 17 ans et plongeais avec elle depuis les rochers, lorsque l'on riait pour un oui ou par non ou, lorsque j'ai découvert qu'elle fumait en cachette à la maison et n'ai pas su lui en parler. Les mots, comme souvent, se bloquant dans ma gorge pour aborder un sujet pourtant pas si grave ni compliqué que ça.

Des idées de billets, j'en ai eu, lorsque notre amie russe faisait de l'aquarelle sous le porche, lorsque je pestais parce qu'elle ne m'aidait pas du tout, mais qui pourtant, en faisant moi-même un effort pour ne pas toujours vouloir tout contrôler, elle s'est d'elle même mise à cuisiner. Elle qui, surtout, m'a recommandé tant de livres à lire, elle qui a une si belle sensibilité.

J'ai tellement appris sur moi-même, sur le monde avec tous ces passages.

Et puis, un test réussi, et me voilà à vivre dans la Grosse pomme juteuse et tentante jusqu'à fin décembre. Je me sens petite ici, et m'émerveille à chaque coin de rue. L'horizon me manque, mais la diversité des gens, leur apparence affable m'attirent. J'y connais pour la première fois un sentiment de solitude, un creux dans le ventre que je n'avais pas expérimenté jusqu'à présent, mais suis aussi très enthousiaste par mon nouveau job.

Je n'ai plus ma liberté que j'avais sur l'île, ni le contact constant avec la nature, mais ici aussi je trouve mes bouffées d'oxygène. Je me demande aussi jusqu'à quel point je suis libre sur mon île, me bâtissant moi-même parfois mes propres remparts.

J'ai l'impression, sans savoir exactement pourquoi, que je vais rester plus longtemps que prévu ici. Je ne sais plus trop vers où je me dirige, mais je vais laisser le temps agir.

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29 juillet 2011

Dans ma famille, j'ai été la première à faire des études universitaires et ai souvent été l'objet "d'admiration" ou du moins de curiosité. La seule à lire, la seule à aimer étudier pendant des années (aujourd'hui, de nouvelles petites cousines heureusement cultivent aussi ces goûts). Pendant longtemps, et encore aujourd'hui, je me sentais peu intelligente ou du moins décalée par rapport à ces autres familles où lire, écouter de la musique, parler de thèmes sociaux ou politiques était normale. Pendant longtemps, et encore aujourd'hui, j'ai eu ce sentiment d'infériorité qui m'a poussé à faire attention aux mots que j'employais, au ton utilisé, à ne pas être naturelle en somme. D'autant plus que je viens d'un village, de grands-parents agriculteurs du côté paternel et maternel, parlant une sorte de patois avec des sons gutturaux prononcés.

Et puis l'autre jour, j'ai lu cette réflexion de Brel qui m'a fait tellement de bien :

"[...] J'ai dû travailler beaucoup pour ça, bien évidemment parce que je suis convaincu d'une chose : le talent ça n'existe pas. Le talent c'est avoir l'envie de faire quelque chose. Je prétends qu'un homme qui rêve tout d'un coup qu'il a envie de manger un homard, il a le talent, à ce moment-là, dans l'instant, pour manger convenablement un homard, pour le savourer. Et je crois qu'avoir envie de réaliser un rêve, c'est le talent. Tout le restant c'est de la sueur. C'est de la transpiration. C'est de la discipline. Je suis sûr de ça. L'art, moi je ne sais pas ce que c'est. Les artistes, je connais pas. Je crois qu'il y a des gens qui travaillent à quelque chose. Et qui travaillent avec une grande énergie finalement. L'accident de la nature, je n'y crois pas. Pratiquement pas. »

Quel soulagement en lisant ces mots d'un artiste que j'admire beaucoup. Moi, qui a tant et tant travaillé, admirant ceux pour qui, il me semblait que tout était plus facile. Lui, l'artiste, me dit que finalement, le travail est le plus important, et qu'on ne naît pas forcément étoile.

En lisant ces mots, j'aurais aimé l'embrasser sur les deux joues. Un poids bien logé dans mon cœur, mon esprit et mon ventre s'est désagrégé.

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19 juillet 2011

Du fois gras en juillet

Nous avons ici un ami franco-minorquain, du nom de Patrick. Il y a quelques semaines, il nous annonce qu'il avait retrouvé lors de son déménagement, et datant de plusieurs années, une bouteille de Loupiac, et qu'il aimerait bien la partager avec nous. Mon compagnon voulant honorer cette bouteille, et selon apparemment les "traditions", il voulait absolument du fois gras et du magret de canard pour accompagner le breuvage. Nous voilà donc partis à chercher les fameux mets sur l'île... Autant vous dire que trouver du fois gras en pleine Méditerranée relève du défi ou de l'exploit, c'est selon. Il finit par en trouver, dans un delicatessen et le magret, plus facile à dénicher, dans un simple supermarché. Nous voilà donc attablés un midi en pleine semaine devant notre bouteille et notre foie gras à pas moins de... 38°. Autant vous dire que la situation était un peu surréaliste ; manger, ici, ce mets de Noël en plein été. Un peu bizarre et sentiments mitigés entre l'envie de partager ce mets, ce qu'il vous rappelle, et le truc qui ne colle pas.

Après quelques verres et à cause de la chaleur, nous voilà tous les trois à rire un peu bêtement. Mais finalement, cette semi-improvisation et ce décalage étaient juste parfaits, surtout que la voisine, arrivant ici par hasard, s'est jointe à nous, animant encore  plus la conversation et les échanges. Ma sœur qui m'appelle plus que rarement, m'a curieusement appelé ce jour-là au beau milieu du repas et tard le soir une amie partie pour quelques temps aux États-Unis m'a Skypé. Journée parfaite où tout s'enchaîne harmonieusement sans l'avoir prévu.

Et me voilà, depuis plusieurs jours, à finir les restes de ce foie gras. Et chaque midi, en voyant la tranche dans mon assiette (que je n'ai toujours pas vraiment envie de manger vu la chaleur), je me marre en pensant que, quand même, manger du foie gras en plein mois de juillet aux Baléares, c'est quand même un peu fort... !

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11 juillet 2011

Pourquoi tant de temps ?

Je suis tombée sur les blogs un peu par hasard. Je connaissais leur existence mais ne m'y intéressais pas vraiment. Je suis d'abord tombée sur le blog d' euqinorev après une recherche googlienne afin de savoir si une expression existait. Puis, j'ai lu plusieurs de ses posts, que j'ai aimés, et au fil des clics j'ai découvert Chiboum, puis Namfarang et beaucoup plus tard Leeloolène, Marloute, AkynouTous les jours dimanche, etc.

J'ai appris qu'on peut y suivre un cheminement de pensée et que celui-ci peut nous aider dans notre vie à nous. J'ai souvent été émue, j'ai ri, me suis indignée ; pour moi, lire ces blogs est un véritable plaisir mais aussi une source d'apprentissage, de connaissances, d'évolution.

Puis un jour, après un commentaire d'une amie Facebookienne, fâchée que nombre de ses contacts ne donnent jamais de nouvelles et soulignant au passage que tous ces réseaux étaient faits pour communiquer et échanger, je me suis interrogée sur ma propre attitude. Elle avait un peu raison, je me suis sentie un peu visée et mal de toujours lire ce que disent les autres sans jamais intervenir. Donc, j'ai commencé à commenter sur Facelivre à chacun (enfin presque) de mes passages.

Et les blogs alors ? Alors-là trop compliqué. Je craignais d'abord de mal formuler mes pensées, de froisser (certains commentaires sont parfois si durs et j'ai tellement de mal à gérer les conflits), de ne pas savoir quoi dire (je suis souvent impressionnée par la créativité des posts, des commentaires, etc.) , de verser dans le mélodrame ;-). Je n'avais pas non plus très envie de me dévoiler, les relations humaines me semblent tellement compliquées, et je crois que je ne suis pas très bonne pour ça.

Pourtant, au fil du temps, je m'apercevais que toutes ces personnes avaient une influence sur ma vie. La tendresse et l'humanisme de Chiboum m'ont souvent fait réfléchir et essayer de changer ma propre attitude (en mieux bien sûr :-)), je me suis surprise à acheter un jour des Muscaris car vus sur le blog de Marloute, à faire des recettes de Leeloolène ou alors à m'essayer au bricolage puisque, c'est vrai, cette dernière a raison, il suffit de s'efforcer un peu et être une fille ne signifie pas obligatoirement inutile en bricolage. Bref, toutes ces personnes m'apportent beaucoup, chacune différemment et il m'a semblé à un moment donné qu'il n'était pas juste que ça n'aille que dans un sens. Et puis aussi, elles ont toutes l'air tellement "bien" que j'avais envie de faire un peu partie de leur réseau.

L'idée a mûri progressivement et m'y voici, j'ai ouvert ce blog. Je ne sais pas si je m'y tiendrai, car à vrai dire, j'ai un peu peur, peur que ce que j'écrive ne soit pas intéressant, peur que personne ne me lise, peur d'attirer les foudres de certains lecteurs. Mais bon, il faut dire que tout cela m'arrive aussi dans la vie de tous les jours et, que, depuis quelque temps, j'ai envie de m'ouvrir et de ne pas rester autant dans ma carapace (pour faire référence au post de Chiboum).

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(Je n'ai pas cité tout ce que m'apporte les autres blogs de ma catégorie de liens, mais tous ont pour moi un petit quelque chose de spécial. Merci de partager ainsi vos pensées !)

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J'aime ce tableau

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J'aime ce tableau, pourtant, il représente le massacre, l'ignorance, une époque révolue.

J'aime ce tableau, pourtant sans le connaître, lui, mon compagnon féru d'histoire, je n'y aurais certainement jamais fait attention.

Ce que j'aime : les rayons de lumière – et surtout les rayons de lumière –, l'expression des spectateurs, le fait que l'on puisse presque entendre leurs cris. J'aime les tapis suspendus, le marbre, et le rouge.

J'aime ce tableau, pourtant, sans lui, je ne l'aurais certainement même pas aimé. Ce que j'aime finalement à travers cette peinture c'est son intérêt à lui pour l'histoire, ses explications, son humble curiosité, son apprentissage auto-didacte.

Jean-Léon Gérôme a fait des tableaux bien plus poétiques et agréables que celui-ci, mais cette peinture-là porte une autre histoire – du moins un peu –, la nôtre.

Posté par solete à 17:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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